agent pathogène

du bien-être.

Aucun surf sur le net avant le repas du soir, aucun regard furtif sur les réseaux sociaux en guise de réveil matin, aucun petit film de 21h, aucune saison 2 de la série bidule en cas d’insomnie ; bref : aucune navigation d’aucune sorte !

Le 16 décembre, lors d’un apéro mouvementé, riche en discussions et en GRAAANDES remises en question, nous avons décidé de nous lancer un challenge :

Pendant 30 jours, aucun écran (ordi, smartphones, télévision, etc.) dès 19h.

Tous les SMS, mails et messages en tous genres attendraient le lendemain matin lors de la reprise du travail. Aucun surf sur le net avant le repas du soir, aucun regard furtif sur les réseaux sociaux en guise de réveil matin, aucun petit film de 21h, aucune saison 2 de la série bidule en cas d’insomnie ; bref : aucune navigation d’aucune sorte !

 

Ces 30 jours sont finis, nous avons (presque) relevé le défi et notre épilogue est unanime.

Nous avons vraiment vécu notre désintox en 2 étapes.

La phase de sevrage aigüe

Clairement, nous avions sous-estimé le temps que nous passions sur nos écrans en dehors des moments « utiles » en journée.

Par exemple, ce réflexe inouï de dégainer Google à la moindre interrogation du genre « tiens, c’est quoi finalement la différence entre un chou pomme et un colrave ? »Ou encore, cet automatisme complètement dingue de relever nos mails jusqu’à 10 fois par heure !

Les premiers jours ont mis en évidence tous ces moments où, sans aucune forme de réflexion, notre corps, notre cerveau, notre instinct se seraient, en temps normal, jetés directement sur l’écran. D’ailleurs, on avoue… on a flanché… 3 fois.

 

La phase d’émerveillement

C’est alors que, réalisant l’absurdité et la déraison de telles situations, nous avons commencé à nous affranchir et à transformer ces moments de réflexes ridicules en espaces-temps utiles, surprenants, voire salutaires.

Voici notre bilan :

On a lu 6 fois plus

En 30 jours (certes le « calme » des fêtes aidant), nous avons lu plus de livres que durant les 6 mois précédents ! Agnès a même enfin pu terminer les 443 pages de Sapiens-Une brève histoire de l’humanité. On a lu des livres, des magazines, le journal (pas que les sous-titres) et même un mode d’emploi. Nous avons réellement retrouvé le goût des livres, le sain sentiment de corner les pages, ou encore de se partager des extraits à haute voix pour en débattre, plutôt que de se transférer par mail le dernier article du Huffington Post.

On a fait la cuisine

Interdits de commandes de junkfood en ligne, interdits de « Siri, que peut-on faire avec deux tomates, un reste de gruyère, du paprika et un chou rouge », nous avons ressorti les livres de grand-maman ! Le résultat : une tarte fine aux clémentines, un riz gingembre-curcuma, des dim-sum maison et un tartare de tomates succulent (nous devons la recette à Sylvie, une participante en or).

 

On a mieux géré nos e-mails

Regarder ses mails plus de 2 fois par jour est une totale aberration, une réelle perte de temps. Nous avons réellement pris conscience de cette évidence. De plus, le « couvre-feu » des écrans à 19h oblige, nous nous sommes surpris à éviter de « remettre à plus tard » la réponse à un e-mail. Le fait de savoir que d’ici une heure, il ne serait plus possible de répondre, nous a encouragés à traiter nos mails vers 18h, histoire de ne pas passer la soirée sous tensions.

On a refait toute la déco

Quand on se demande quoi faire, assis sur le canapé, face à la vieille ampoule qui pend dans le salon et qu’on n’a jamais vraiment pris le temps de fixer : on se retrousse les manches et on finit 2 jours plus tard avec des lampes homemadeet sur mesure. Nous avons l’habitude de créer avec notre tête et pour les autres. En 30 jours, nous avons aussi appris à créer avec nos mains et pour nous !

On n’a plus aucune envie de replonger

Une chose est sûre, cette expérience nous a ouvert les yeux sur l’emprise des écrans sur nos vies. Nous ne pensons pas que les réseaux sociaux soient à fuir ou que les e-mails soient le mal de notre siècle. Bien au contraire, il faut avancer avec son temps et être capable de voir ce que notre génération a de positif, de créatif, de révolutionnaire. Mais il faut aussi apprendre à se « reconnecter », au présent, aux autres êtres humains de chair et d’os ; à soi.

Le prochain objectif: plus d’écran après 19h, 5 jours sur 7 et pendant toute l’année !

 

vous vous demandez pourquoi on fait tout ça?

notre mission